Des bières et des canettes

13 Comments

Par Biére de Lys



Avez-vous déjà entendu quelque chose du genre, « Les bières en canettes sont cheap et goûtent le métal. Ce serait un sacrilège d’emballer les bonnes bières québécoises dans de tels vulgaires contenants! »

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Dernière mise à jour: 10 octobre 2012

Du moins, c’est la réaction qui semble la plus commune chez les gens qui ont une certaine réticence lorsqu’on suggère de remplacer la bouteille par la cannette dans le milieu brassicole. Culturellement, la canette semble ne pas avoir sa place auprès des bonnes bières. Les bières sont embouteillées depuis très longtemps, et un certain sentiment de tradition y est attaché. Cependant, l’avènement des canettes ne doit pas être vu comme une menace à cette tranche de culture, mais plutôt comme une alternative qui propose des moyens plus efficaces et de multiples avantages pour l’industrie brassicole.

Selon Brewers Association, on retrouve plus de 2075 brasseries artisanales aux États-Unis. L’industrie américaine est très grande et va dans la même direction que l’industrie brassicole québécoise: toujours en grandissant. Au Québec, on compte 2 microbrasseries qui encannent leur bière: Archibald (Lac-Beauport) et Corsaire (Lévis). Chez nos voisins du sud, Craft Cans, un partisan dévoué de la bière artisanale en canettes, rapporte 667 bières encannées par 215 différentes microbrasseries aux États-Unis. C’est majeur! Pas étonnant, puisque la bière en canette y a fait son apparition en 1935 lorsque la brasserie Krueger a mis au point les premiers prototypes. De plus, leur site web soeur, Craft Cans Canada, rapporte 119 bières encannées par 38 microbrasseries Canadiennes, surtout en Colombie-Britannique et en Ontario. Bref, le Québec est loin derrière!

Alors, qu’en est-il?

D’une part, les croyances populaires à l’égard des bières en canettes sont mal fondées; d’autre part, il faut absolument considérer les avantages pour les différents agents d’une société qu’aurait un changement vers les canettes. Les avantages sont multiples et répartis, en ce sens qu’il y en a autant pour le producteur que pour le consommateur. Certes, en ce moment, surtout au Canada, les bières en canettes sont majoritairement des bières de masse qui visent une clientèle par ses bas prix et sa bière «qui coule bien», en veux-tu une frette?, ce qui laisse les gens froids à l’idée que les sublimes bières de microbrasserie québécoise soient réduites à une telle grossièreté. Récemment, la microbrasserie Voie Maltée a dévoilé ses plans d’encanner sa bière une fois installée à Québec, nommant comme raison l’adaptabilité des canettes à nos activités de plein air, ainsi que l’accès potentiellement plus facile aux festivals pour la microbrasserie.

Je vous propose donc de discuter des différents avantages d’encanner les bières pour répandre l’idée.

                                                             

Premier argument: le poids.

Une bouteille de verre pèse environ 180 à 200g; une cannette a un poids négligeable (peut-être 5g ou 10g). L’avantage à gagner est donc de plus ou moins 1kg par 6-pack. Un producteur qui livre plusieurs centaines de litres à la fois verra ses coûts par volume diminuer puisqu’à volume égal, le poids est moindre. Pour relativiser, le poids total du liquide d’une caisse de 6 est d’environ 2kg; ajoutez 1kg de bouteilles, et cela signifie que l’utilisation des canettes permettrait diminution du poids de la caisse de 33%. Le producteur qui doit livrer 200 caisses de 24 diminue donc le poids à transporter de 800kg! C’est majeur!

Évidemment, le consommateur qui doit marcher un moment pour ramener sa 24 vide sera plus qu’allégé, passant de plusieurs kilos à seulement quelques dizaines de grammes…

                                                             

Deuxième argument: le volume.

C’est très simple, la bouteille de bière n’est pas du tout efficace en ce qui concerne l’utilisation de l’espace. Imaginez une bouteille; sa forme conique laisse un grand espace inutilisé à l’intérieur de la caisse. Maintenant, imaginez un 6-pack de canettes, qui contiennent le même volume de bière que les bouteilles; le seul espace perdu est celui entre les canettes, puisque celles-ci sont rondes1. Résultat? Le volume occupé par un 6-pack de canettes est à peine plus que la moitié de celui occupé par un 6-pack de bouteilles, et la quantité de bière est la même!

Quelles en sont les implications pour les producteurs? Un camion de livraison peut transporter presque 2 fois plus de bières lorsque celle-ci est en canettes2, donc réduire de moitié le coût associé au transport d’une quantité donnée de bière3. Évidemment, cet avantage relatif au volume est le même pour le consommateur, qui se voit moins encombré lorsqu’il transporte sa bière. Un autre avantage majeur survient pour les détaillants qui, en plus de devoir entreposer leur bière (tout comme les producteurs), doivent la garder froide. La bière en canette permet de garder plus de bières au frais dans un espace donné, ce qui diminue les coûts unitaires d’éléctricité, d’autant plus que l’aluminium est extrêmement plus mince que le verre, ce qui fait moins de matériel à refroidir, donc encore plus d’économies d’électrcité. Jusqu’à date, vous aurez remarqué, le mot d’ordre, c’est «économies».

                                                             

Troisième argument: la consigne.

Ah, cette fameuse consigne, simple incitatif à ramener nos bouteilles vides afin que celles-ci soient réutilisées plutôt que recyclées (ou pire, jetées). Avez-vous déjà imaginé ce que ceci implique? Ça implique que les détaillants doivent avoir un espace consacré de façon permanente à l’entreposage d’un stock de bouteilles vides. Ça implique qu’il faut payer pour que le livreur prenne du temps supplémentaire pour les ramasser. Ça implique que les producteurs doivent avoir en place un procédé pour nettoyer parfaitement la bouteille et en retirer l’étiquette. Et qui paie pour tout cela, selon vous? Le consommateur, bien sûr! C’est un coût associé à la production, après tout…

Tous ces coûts seraient soit diminués ou éliminés avec l’avènement des canettes. Un détaillant pourrait simplement se munir d’une machine à recycler les canettes, le contenu de laquelle il pourrait se départir—à intervalles beaucoup plus grands—auprès d’une seule compagnie qui recycle l’aluminium. Le producteur pourrait diminuer ou éliminer sa machinerie de réutilisation de bouteilles, et simplement acheter des canettes recyclées auprès de la même compagnie. Tout le monde serait gagnant; en réduisant les coûts, on peut réduire les prix, ce dont le consommateur se plaint rarement…

                                                             

Quatrième argument: l’environnement.

Je garde celui-ci pour la fin puisque la plupart des composantes de cet argument découlent des arguments précédents. Certes, le verre est un matériel qui est très peu polluant à produire. De plus, il est réutilisable un très grand nombre de fois. Malgré cela, la canette d’aluminium semble l’emporter haut la main du point de vue environnemental pour différentes raisons:

  • Le coût de recycler l’aluminium est 20 fois moindres que pour le verre (façon de dire que ça ne coûte pas cher, puisque le verre est souvent réutilisé plutôt que recyclé);

  • Notre chère bière en bouteille n’est pas seulement faite de verre; l’étiquette est en papier et le bouchon en métal, ce qui demande plus de recyclage;

  • Dans le même ordre d’idées, avec les canettes, on élimine le bouchon. En quoi est-ce si avantageux? Plus besoin d’avoir un débouche-bouteille, ni de s’arracher les mains sur les twist-caps (on sait que les twist-caps de microbrasserie sont parfois cimentés dans le sucre…), mais surtout, plus de bouchons qui traînent partout, jetés à la poubelle ou dans l’environnement;

  • Qui plus est, les camions de livraison qui ramènent des bouteilles vides dépensent nécessairement plus de gaz que s’ils étaient complètement vides; l’avènement des canettes permet en effet de tout compresser des centaines de contenants dans un petit volume, pour un poids largement moindre (voir le premier argument!);

  • L’argument béton: l’essence. Avec tous les arguments concernant le transport (volume et poids), on diminue clairement la consommation de gaz nécessaire à amener une bière d’un endroit à l’autre. Je n’ai pas d’estimation de ces économies, mais c’est clair qu’une diminution de poids de 33% d’un 6-pack a un impact non négligeable pour les producteurs qui doivent livrer partout sur le très grand territoire du Québec. Donc, non seulement diminuons nous le coût du transport de la bière, mais nous en diminuons l’impact sur l’environnement et contribuons à réduire l’empreinte écologique de l’industrie.

                                                             

Les (quelques) désavantages

Le but de ce billet n’étant pas de prendre une position fermée à l’égard du sujet, je me dois également de nommer les inconvénients liés à la canette, ou plutôt les choses à prendre en compte en jugeant de la valeur d’un tel changement à travers le marché.

D’abord, il y a la question du capital fixe. À long terme, c’est fort probablement un très bon investissement que de renouveler la machinerie pour adapter la production à l’encannetage (je me permets un nouveau mot) de bières. Cependant, cela nécessite un certain financement et un coût immédiat élevé puisqu’il faut acquérir cette machinerie. C’est du cas par cas, mais évidemment que toutes les microbrasseries ne jugeront pas un tel choix comme étant judicieux dans l’immédiat. Un tel changement nécessiterait également une adaptation de la part des détaillants, pour les raisons énoncées plus haut.

Et évidemment, il y a l’aspect culturel et traditionnel. La bière a toujours été embouteillée, et le restera toujours. Les gens n’accepteront1 pas un changement vers les canettes sans broncher, sans critiquer. Mais je crois que c’est un pas à faire, vu tous les avantages que cela confère au niveau de l’efficacité, dans tous les sens du terme. Les industries de la production, de la distribution, et du détail, ainsi que le consommateur, en profiteront tous grandement.

                                                             

Mais encore…?

Si vous êtes un peu plus convaincus qu’avant, mais pas tout à fait, laissez-moi compléter avec une liste de plusieurs autres petits avantages divers qui sauront vous convaincre totalement:

  • La bière refroidit beaucoup plus vite dans une canette puisque l’aluminium est très mince comparativement au verre et qu’il change très rapidement de température;

  • Une canette est parfaitement scellée et ne laissera jamais entrer d’air, alors qu’un bouchon peut fuir avec le temps; la bière peut donc se conserver plus longtemps!

  • Aucune lumière ne pénètre, ce qui est essentiel à la conservation des bières (surtout dans le cas où on veut la faire vieillir);

  • La canette est plus sécuritaire que la bouteille puisqu’elle ne casse pas, d’autant plus qu’on peut donc mieux la transporter sans avoir peur de la casser (en camping, sur la plage, ou en avion par exemple);

  • La canette permet une impression plus uniforme, sur une plus grande surface, et c’est très joli quand c’est bien fait!

  • Les canettes s’empilent mieux dans le frigo!

                                                             

Et le goût?

C’est psychologique. Certes, si on boit à même le contenant, ça goûte un petit peu le métal. Mais tout amateur de bière artisanale est conscient de l’importance de boire dans un verre, et même, dans le bon verre. Le nez joue un rôle très important dans ce que l’on perçoit du goût d’une bière, c’est non négligeable, et boire à la bouteille empêche l’odeur d’atteindre celui-ci proprement. De plus, il ne se produit apparemment aucune réaction chimique entre le métal et la bière, puisque l’aluminium des canettes est doublé d’un polymère à base d’eau. Une étude a été réalisée récemment qui montre qu’en général, les gens ne font pas la différence et tendent même à préférer la bière en canette.4 Faites le test! Servez différentes bières, certaines en canettes et d’autres en bouteille, et tentez de deviner lesquelles sont lesquelles… vous ne goûterez pas la différence. Après tout, les barils dans lesquels les bières sont entreposées sont en métal, n’est-ce pas? ;-)

                 

Bref

Je contribue à cette idée en espérant que cette lecture vous aidera à passer au-delà de l’argument superficiel—mais bien réel—lié à la bouteille par tradition et habitude. Je pense qu’il y aura—et doit y avoir—toujours un marché pour la bière en bouteille, mais je crois que ce marché devrait se limiter aux bières spéciales, aux formats de 750 ml, et aux bières à faire vieillir; après tout, il y aura toujours un certain cachet à faire sauter le bouchon d’un Brassin spécial ou à offrir une jolie bouteille en cadeau!





Ce billet est sujet à changement, et j’invite quiconque a des remarques, commentaires, suggestions, critiques, à m’en faire part, suite à quoi je le modifierai afin d’en faire un projet « crowd-sourced », afin d’avoir le plus d’information possible au même endroit!

GALERIE PHOTO DE CANETTES AMÉRICAINES ET CANADIENNES À LA PAGE SUIVANTE!

Un petit design de canettes très joli que j’ai vu passer sur internet, réalisé par une étudiante en graphisme, pour la brasserie Dieu du Ciel!. Je ne sais pas si c’est quelque chose qui va se réaliser ou si c’est seulement un projet «on it’s own», mais dans tous les cas c’est très joli!

(1) Cet espace est également perdu avec les bouteilles puisqu’elles sont rondes!
(2) ou utiliser un camion 2 fois moins gros pour transporter la même quantité, mais les économies d’échelles et les coûts fixes suggèrent que la première option sera généralement plus avantageuse!
(3) évidemment il y a augmentation des coûts totaux d’un transport puisqu’il y a plus de bière au total
(4) normalement, un test à l’aveuglette devrait donner en moyenne 50% de réussite si les participants ne font pas la différence; mis à part l’essai de budweiser, l’étude montre que les gens ne font pas la différence et qu’ils préfèrent en moyenne beaucoup plus la bière en canette.

SOURCES
1. CraftCans.com , thanks for letting me use all these nice images!
2. Brewers Associations
3. triplepundit.com/2011/05/great-canned-bottled-beer-debate-20-craft-brewing-weighs/
4. Les gens qui participent aux commentaires
5. houblon.net/spip.php?article2493 6. Ma tête!
  1. 2012/06/12

    Maxime Leroux

    Je ne suis pas sûr à 100% mais je crois que tu fais une légère erreur dans ton deuxième point. Tu associe une diminution des coûts d’électricité à une augmentation du volume de bière dans un endroit de même volume qu’auparavant (plus de bière dans la même pièce). Une augmentation de la quantité de liquide va entraîner une augmentation du coût énergétique puisque le volume de liquide total à refroidir va augmenter (si pour refroidir une bière dans une boîte il faut 2 kw/h il en faut assurément plus que deux pour deux bière). Il resterait tout de même une économie d’énergie reliée à la conductivité thermique plus élevée de l’aluminium (je me fourre peut-être dans les termes, mais l’alu transfert plus la chaleur -ou le froid- que le verre) et au fait qu’il n’aurait pas besoin d’un aussi gros réfrigérateur. Donc réduit les coût fixes assurément, mais il y aurait deux effets contraire quant à la consommation d’énergie. Mais bon, comme j’ai dit je me trompe peut-être.

    • 2012/06/13

      Jonathan Rondeau-Leclaire

      En fait, c’était peut-etre pas clair dans ce chapitre, mais c’est comme avec le transport. Ce qui compte c’est que le coût unitaire diminue. Effectivement dans un espace donné, il va y en avoir au moins autant (dans lequel cas la diminution des coûts ne sera attribuable qu’à la diminution des matériaux d’emballage), mais un commercant pourrait contenir la même quantité qu’avant dans une plus petite salle. Bref, les coûts par volume (de bière) diminuent dans tous les cas parce que soit la quantité de bière dans un frigo donné reste la même, soit la quantité augmente et le coût par unité diminue (même si le coût total de réfrigération augmenterait dans la mesure ou l’effet « quantité » est plus fort que l’effet « matériaux »). Bref, bon point, je vais corriger ca pour le rendre plus clair !

  2. 2012/06/13

    Vincent Roy

    Je serais aussi bien favorable à voir plus de cannettes sur nos tablettes. Ça serait une autre façon de faire compétitions au gros de l’industrie, après tout.
    Selon Consigneeco, la consigne des cannettes passera prochainement à 10 cents.

    • 2012/06/13

      Jonathan Rondeau-Leclaire

      Effectivement, la consigne va passer à 10c c’est sorti tout récemment et j’ai oublié de mettre mon post à jour. Merci pour la remarque!

      L’argument de compétition est intéressant en effet, ca pourrait devenir un nouveau front par lequel les micros gagneraient encore plus de terrain sur les macros.

  3. 2012/06/13

    Potable Podcast

    Ça ressemble drôlement à l’argument des bouchons de liège versus aluminium sur les bouteilles de vin, ça. Nous, on est partant pour tout ce qui nuit moins à l’environnement. Certes, la bouteille de verre est plus romantique, et on la voit réutilisée dans certaines micro-brasseries, chose impossible avec la cannette. Parcontre, cette dernière se recycle plus facilement, et elle risque moins de cicatriser l’adversaire dans un ‘bar fight.’ ;) Enfin, nous admirons beaucoup ce qu’accomplie Archibald dans le domaine.

  4. 2012/06/21

    maxime leroux

    Apres verification, ce que je disais ne tient pas la route. Plus il ya a de biere moins il y a d’air. L’air etant un tres bon isolant, moins il y en moins il en coute pour refroidir un espace donne. Tu devrais pluger le truc de lisolation de lair:-P

  5. 2012/07/12

    Laurent Mousson

    Euuuh, la cannette parfaitement scellée, c’est pas absolument certain, j’en ai connu, qui, sortant pourtant d’installation industrielles, fuyaient quand même…

  6. 2012/07/12

    Laurent Mousson

    Autre chose : « Après tout, les barils dans lesquels les bières sont entreposées sont en métal, n’est-ce pas? »

    Tout à fait, généralement en acier inoxydable, qui ne réagit pas à l’acidité de la bière…

    La plupart des cannettes sont par contre en aluminium, qui s’oxyde au contact de la bière, et doivent du coup être chemisées à l’intérieur avec un vernis plastique.
    Qui peut tout à fait être « à base d’eau » mais néanmoins relarguer des plastifiants comme des phtalates (le DEHP, entre autres) dans la bière… là où le verre, lui, est parfaitement inerte.

    Les avantages de la cannette du point de vue logistique ou par rapport à des circonstances où le verre est problématique sont claires, et c’est vraiment une bonne chose de commencer à trouver des bières ayant un peu de caractère dans ce format, mais de là à supplanter le verre…

    • 2012/10/20

      Alain Thibault

      Je suis complètement d’accord avec Laurent Mousson. Par contre ce n’est pas les phtalates qui son ici en cause dans le film de plastique qui recouvre l’intérieur des canettes mais un composé encore un peu plus dangereux, le bisphénol A. Ce composé est un fort perturbateur endocrinien. Il a aussi été relié à plusieurs autres problèmes de santé. L’acidité dans la bière est un désavantage en ce qui a trait au bisphénol A. Si on veut boire une bière d’une canette, la boire la plus fraiche (dans le sens du plus tôt possible après l’embouteillage) et ne jamais laisser la canette atteindre des températures chaude (au soleil dans l’auto, par exemple). Personnellement, malgré tous les nombreux avantages (surtout de nature environnementales) de la canettes sur la bouteille, ma santé est encore plus importante. Je ne consomme pratiquement que des bières venant de contenants de verre. Le verre est supérieurement inerte à presque tout autres contenants connu. Seul l’acier inoxydable semble s’en approcher.
      Voici un vidéo sur les canettes.
      http://www.stevespanglerscience.com/experiment/can-ripper
      Voici de l’info sur le bisphénol A, un des composés chimique entrant dans la fabrication du film de plastique de la canette.
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Bisphénol_A
      Si c,est info vous font diminuer votre consommation de boissons gazeuses en même temps… d’autant mieux pour votre corps.
      Santé à tous !
      - Alain Thibault

  7. 2012/10/13

    Damien Junod

    Il me semble que tu as oublié de parler d’un point.

    La canette est complétement opaque et de ce fait réduit l’oxydation par la lumière de la bière.

    Un petit test comparatif (pas de moi) pour illustrer mes propos.

    http://www.broue.com/bieres/Tcheques/Urquell/index.htm

    • 2012/10/13

      Jonathan Rondeau-Leclaire

      Merci pour le commentaire! Je l’ai mentionné, pas dans ces mots là par exemple…

      « Aucune lumière ne pénètre, ce qui est essentiel à la conservation des bières » (sous le chapitre « mais encore…? »

      J’ai pas beaucoup élaboré par exemple. L’article est super, merci d’avoir partagé! je vais m’en inspirer pour élaborer un petit peu plus, car oui c’est un point très important :-)

  8. 2012/10/15

    Damien Junod

    Au temps pour moi, j’ai mal lut.

    Mais, tant mieux comme ça au moins j’ai partagé l’article.

    Au plaisir,
    Damien

  9. 2012/12/03

    Jéromino

    Certes, il ne faut pas nettoyer la canette, mais il faut l’entreposer. Les canettes arrivent dans les brasseries déjà imprimées et il faut en acheter en très grande quantité. Donc plus une brasserie possède une variété de bière importante, plus l’espace de stockage doit être grand. Il faut donc bien prévoir ses brassins pour ne pas être pris avec une quantité de canette qui ne permet pas de refaire un autre brassin(quoi qu’on peut toujours en enfûter une partie).

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